samedi 1 août 2009

A peau vivre


L’image est trop lourde, trop abstraite.
L’image est trop fourbe, trop parfaite.
Distinguer à travers, par-delà la couleur.
La peau par devers soi.
Le tissu par-delà soi.
Représentation. Interprétation.
L’acteur quand tu n’en es pas un.
Le vrai quand tu es faux.
Qui sait ? Qui c’est ?
Esquisses, excuses.
Soi, soie, soit.
Ne pas vivre, juste jouer.
Ne pas jouer, juste vivre.
Mais ton masque de peau.
Mais mon masque de peau.
Et tes oripeaux,
Et mes oripeaux.
Comment se comprendre ?
Déjà se con prendre.
Et les costumes.
Et les posthumes.
Filer, enfiler, défilés.
Modeler, remodeler, démodés.
Demain se transformera toujours en hier,
Et le présent n’est présent que dans le souvenir.
Car l’image est fixe,
Car l’image est morte.
Vivre, image après image.

mercredi 22 juillet 2009

Remaître


Allumer, pour s’éteindre

Eteindre pour s’emplumer

Ecran total pour pas se regarder

Ne rien faire puis se plaindre

S’emmurer pour peindre

Se peindre pour murmurer

A cran total pour se regarder

Enfin faire et s’éteindre.

samedi 18 juillet 2009

Sa réalité ; Sa réalité II


Extrait de "Né en néant"


Je ne t’aime pas, c’est la réalité.
Lèvres ouvertes ou roses,
C’est la réalité que je vois.
Allongée sur le ventre,
C’est la réalité qui m’enchante.
Et quand elle me sourit,
Je pense à sa réalité.
Sa réalité de pauvre fille perdue
N’ayant que sa réalité pour vivre.
Celle des autres ne l’intéresse pas.
Elle habite dans sa sale réalité.
Elle ne veut pouvoir s’en sortir
Et se laisse pénétrer
Par l’envie des hommes,
Membres et militants,
Qui ont déjà, sous fer,
Démenti réel, et croient pourtant,
En réalité, n’être et re-n’être
Dans le vide immense.

Une envie de réalité
Qui se manifeste d’une unique manière :
L’amour qui monte, qui monte, qui monte,…
A n’en plus finir,
A n’en plus pouvoir.
C’est la réalité de l’irraison.
Celle d’où nous venons tous,
Celle où nous voulons tous aller.






Je ne t’aime pas, c’est la raie alitée.
Lèvres ouvertes ou roses,
C’est la raie alitée que je vois.
Allongée sur le ventre,
C’est la raie alitée qui m’enchante.
Et quand elle me sourit,
Je pense à sa raie alitée.
Sa raie alitée de pauvre fille perdue
N’ayant que sa raie alitée pour vivre.
Celle des autres ne l’intéresse pas.
Elle a bites dans sa sale raie alitée.
Elle ne veut pouvoir s’en sortir
Et se laisse pénétrer
Par l’envie des hommes
Membrés, mille « litants »,
Qui ont déjà souffert
Des mantes irréelles mais croient pourtant,
En raie alitée, naître et renaître
Dans le vide immense.

Une envie de raie alitée
Qui se manifeste d’une unique manière :
L’amour qui monte, qui monte, qui monte,…
A n’en plus finir,
A n’en plus pouvoir.
C’est la raie alitée de l’irraison.
Celle d’où nous venons tous.
Celle où nous voulons tous aller.

jeudi 9 juillet 2009

Majore être


Surveillant des yeux sur les yeux
Se prosternent en œil
Regardant toute chose
Et sniffant l’ose…
Les iris déployés
Surfent dévoyés
Les édiles, les noyés
Heureusement encore là
Affreusement en corps là
Qui se meuvent déments
Se pleuvent absents
Plus profonds
Plus féconds
Qu’on ne saurait supporter
Majorettes enflammées
Au bout des baguettes
Françaises en quartiers
En os rangés
Les écartent volontiers
Laisser passer
Les traits passés.
L’hym“ne“ en pleurs
C’est tes sœurs
tes leurres et peurs
leur souffler
insuffler
Rire.
On rit !
On rit !
J’aime n’avoir
J’aime être
J’aime avoir
J’aime naître.
Reniflant l’absolu dans les conduits de la pluie
Je régale les bouches du dégoût
Respirant les verrues dans les enduits de l’ennui
Je ravale ma bouche de dégoût
J’appuie
Le bouton éclate dans mes doigts
J’essuie
Et l’on m’ouvre la porte en bois
J’abdique
Mon petit homme vert
Les briques
Dans les cimetières.

mercredi 24 juin 2009

A-tendre


Ne rien entrevoir aujourd’hui pour ne pas être déçu par demain,

Ne rien prévoir demain pour ne pas être déçu par aujourd’hui,

N’envisager que le passé comme passé, jamais en pas assez ;

Demain comme deux mains ;

Lent demain,

La veille est assurée.

samedi 20 juin 2009

A-nanas


Souvenirs de glace

Sous venir, la neige

Le temps se tige

Pousses d'ennui

Sur la terre meuble

Les fenêtres brisées

Le toi en volets

Les portes claquent

Les potes claquent

Prions un peu avant l'hiver

A genoux dans la neige.

mercredi 27 mai 2009

6 t’aime


Verser dans les larmes

Les diluer

Danser sous les armes

Les diminuer

Silence en vacarme

Se faire muet

Je t’offre l’alarme

La sécurité

lundi 4 mai 2009

De l’importance du toucher…


Ether qui nous nimbe,
Suggestion d’autre – chose
Hypothèse de quelque – 1
Idée d’ailleurs
D’un possible – impossible
Probabilité d’être – S
Forcément dans les limbes
Quelque chose
D’autres 1
Migrés ailleurs
Impossible 1 possible
Etre réel
Dans les Terres

Nouvel essai

Cette fois, il s'agit de tableaux que l'on m'a soumis pour que je m'en inspire... Le premier tableau s'intitule "dialogue stellaire".

mardi 21 avril 2009

Clôture et liberté

Pour clore cette série de dessins réalisés par Simon et Christophe, le texte l'Archer, qui semblait être leur favori. Le texte est juste au-dessous, accompagné de son prolongement graphique, forcément différent de la vision que que j'en ai - et essaie d'illustrer d'habitude par des photos. Merci encore à vous.

l'Archer


Tendu comme un arc,
Prêt à rompre.
La tension est énorme
La pression irrépressible
L’impression imprécisable
La bile bout
Les poumons toujours vides
Vides, vides…
L’air te manque
L’angoisse te prend, te saisit
Te tord et te ronge.
Essayer de survivre une seconde,
Libéré de ton ombre.
La lumière n’est plus,
La nuit n’est plus.
Le sens t’a déserté.
Les cinq sens sont des milliards.
Tu te verras sur le billard,
Les boules et la queue brisées.
Il n’est plus rien ici .
Que des gens et des gens.
Toujours gens et raies, gens.
Lessivés, harassés,
Inapte à saisir l’être
Humain.
La pression est trop énorme.
Comment font-ils dans leurs artères serrées
Pour pulser leur sang ?
Comment font-ils encore des saignées ?!
Les veines exsangues,
Les yeux grêlés de morve
Seringues plantées dans les iris.
Asseyez-vous !
Les horloges sont mortes.
Et le soleil se meurt.
Plus de soleil les néonphytes !
Plus de lune, plus de pluie, de nuages ou de vent.
Plus rien…
Qu’un arc sans flèche,
Prêt à rompre.