mercredi 24 juin 2009

A-tendre


Ne rien entrevoir aujourd’hui pour ne pas être déçu par demain,

Ne rien prévoir demain pour ne pas être déçu par aujourd’hui,

N’envisager que le passé comme passé, jamais en pas assez ;

Demain comme deux mains ;

Lent demain,

La veille est assurée.

samedi 20 juin 2009

A-nanas


Souvenirs de glace

Sous venir, la neige

Le temps se tige

Pousses d'ennui

Sur la terre meuble

Les fenêtres brisées

Le toi en volets

Les portes claquent

Les potes claquent

Prions un peu avant l'hiver

A genoux dans la neige.

mercredi 27 mai 2009

6 t’aime


Verser dans les larmes

Les diluer

Danser sous les armes

Les diminuer

Silence en vacarme

Se faire muet

Je t’offre l’alarme

La sécurité

lundi 4 mai 2009

De l’importance du toucher…


Ether qui nous nimbe,
Suggestion d’autre – chose
Hypothèse de quelque – 1
Idée d’ailleurs
D’un possible – impossible
Probabilité d’être – S
Forcément dans les limbes
Quelque chose
D’autres 1
Migrés ailleurs
Impossible 1 possible
Etre réel
Dans les Terres

Nouvel essai

Cette fois, il s'agit de tableaux que l'on m'a soumis pour que je m'en inspire... Le premier tableau s'intitule "dialogue stellaire".

mardi 21 avril 2009

Clôture et liberté

Pour clore cette série de dessins réalisés par Simon et Christophe, le texte l'Archer, qui semblait être leur favori. Le texte est juste au-dessous, accompagné de son prolongement graphique, forcément différent de la vision que que j'en ai - et essaie d'illustrer d'habitude par des photos. Merci encore à vous.

l'Archer


Tendu comme un arc,
Prêt à rompre.
La tension est énorme
La pression irrépressible
L’impression imprécisable
La bile bout
Les poumons toujours vides
Vides, vides…
L’air te manque
L’angoisse te prend, te saisit
Te tord et te ronge.
Essayer de survivre une seconde,
Libéré de ton ombre.
La lumière n’est plus,
La nuit n’est plus.
Le sens t’a déserté.
Les cinq sens sont des milliards.
Tu te verras sur le billard,
Les boules et la queue brisées.
Il n’est plus rien ici .
Que des gens et des gens.
Toujours gens et raies, gens.
Lessivés, harassés,
Inapte à saisir l’être
Humain.
La pression est trop énorme.
Comment font-ils dans leurs artères serrées
Pour pulser leur sang ?
Comment font-ils encore des saignées ?!
Les veines exsangues,
Les yeux grêlés de morve
Seringues plantées dans les iris.
Asseyez-vous !
Les horloges sont mortes.
Et le soleil se meurt.
Plus de soleil les néonphytes !
Plus de lune, plus de pluie, de nuages ou de vent.
Plus rien…
Qu’un arc sans flèche,
Prêt à rompre.

dimanche 19 avril 2009

Con Sommation



Tu pouvais cueillir,
Il a fallu que tu récoltes.
Tu pouvais chasser,
Il a fallu que tu abattes.
Tu pouvais t’installer,
Il a fallu que tu t’imposes.
Tu pouvais jouir,
Il a fallu que tu profites.
Tu pouvais manger,
Il a fallu que tu dévores.
Tu peux encore aimer…
Mais il te faut haïr.

mardi 14 avril 2009

Le futur en lassé


Lymphatique amas de tissus décérébré,
Devant la fenêtre que la neige vient souiller,
Apathique tas de chairs a été célébré,
De la fenêtre le froid vient lécher mes souliers,

Tout est à faire, mais le rideau s'est baissé,
Tout est affaire quand le temps vient à manquer,
Sortir prendre l'air, depuis longtemps délaissé,
Sortir sans sa mère, pour aller se planquer,

Dans les jupes d'une future laitière,
Et sentir les relents doux-amers,
D'un nouvel hier
Aujourd'hui prospère.

vendredi 10 avril 2009

Nightclubbing


Pas de programme proposé,
Celui s’imposant me consterne,
J’n’ai que deux grammes infusés,
La nuit tombant s’annonce terne…
Je ferais mieux d’y mettre un terme…
Reste l’espoir que l’espoir germe…
S’amuser juste un brin…
C’est brin qui vient.
L’ennui s’édicte en décibels
Sous les néons pastel.
Ennui passant comme une diarrhée de javel.
Le cul irrité de tant d’asepsie.
Vie de chiottes à se carrer dans l’aile,
Vite une crotte ! l’antisepsie…

mardi 7 avril 2009

Le futur est passé


Habitant du passé,
Chien errant du futur,
Homme-néant du présent.

Tu évites des passés
Dans le mythe d’un futur
Et t’effrites au présent.

S’il y a eu un hier,
Il n’est plus aujourd’hui,
Seule la mort est à venir.

Il se peut être hier,
Tu n’es plus aujourd’hui,
Seul, la mort avenir.